Les Masaïs en Tanzanie

Honeyguide Foundation (Tanzania)

Dans les régions où les agissements de l'Homme mettent en péril l'écosystème, le déploiement du secteur touristique peut parfois s’avérer être une partie de la solution. Dans le droit fil de plusieurs initiatives aux quatre coins du monde, la Honeyguide Foundation soutient, avec l'appui du Trade for Development Centre, le développement d’un tourisme durable dans l’AGF Enduimet, au nord de la Tanzanie. La population masaï en retire un incitant financier supplémentaire pour protéger son environnement naturel.

Zones voor wildbeheerLes aires de gestion de la faune (AGF)

En 1993, les décideurs tanzaniens créent les Aires de gestion de la faune (AGF, Wildlife Management Areas), des territoires où la protection de la nature est prise en charge par la population locale, qui devrait retirer la majeure partie des bénéfices de la protection des richesses naturelles.

Une de ces 38 aires est l’AGF Enduimet, un énorme territoire d’une superficie avoisinant les 1.200 km2, situé dans le district de Longido et bordé par le Kenya au Nord, par des parcs nationaux à l’Ouest et par le Kilimandjaro et ses imposants sommets enneigés au Sud-Est. Habitat de bon nombre d’espèces animales, cette AGF est aussi régulièrement traversée par d’autres espèces, dont les impressionnants troupeaux d’éléphants en quête d’eau et de nourriture. Les neuf villages situés au cœur de l’AGF Enduimet sont essentiellement habités par la communauté masaï.

Rivalités internes

Des siècles durant, les Masaïs ont vécu en harmonie avec le monde animal et végétal à l’ouest du Kilimandjaro. Mais aujourd’hui, l’accroissement de la population et l’amélioration du niveau de développement ont rompu cet équilibre. Les communautés accaparent de plus en plus de terres à des fins d’agriculture et d’élevage, et leurs besoins en matières premières comme le charbon et le bois ne cessent de croître. Les agriculteurs abattent les animaux sauvages qui détruisent leurs cultures, tandis que les braconniers les tuent pour leur ivoire et leur viande, fort prisés sur les marchés locaux.

Pour réduire la pression sur l’environnement, les Masaïs responsables de la gestion de l’AGF Enduimet ont mis en place des unités anti-braconnage, de nouvelles méthodes agricoles durables et des techniques de protection des sols. Un revenu stable issu du tourisme responsable inciterait encore davantage la communauté à protéger son environnement et ses ressources naturelles. Mais, pour que ce tourisme soit une réussite, il manque aux Masaïs non seulement une connaissance du secteur, mais aussi des capitaux et des compétences.

C’est sur ce plan que la Honeyguide Foundation, une ONG tanzanienne qui met en œuvre des programmes d’autonomisation des communautés locales et de protection de la nature, entend soutenir l’AGF Enduimet et ses communautés.

La Honeyguide Foundation et le TDC unissent leurs forces

Dans le souci de replacer la région sur la carte touristique de la Tanzanie le projet d’une durée de 30 mois financé par le TDC vise tout d’abord à développer l’hébergement, en aménageant sept camps dont la gestion est confiée à la communauté locale même. Un système pratique de réservation et de paiement, une carte de la région et des panneaux d’information sont à la disposition des voyageurs.

La Honeyguide Foundation aide  également les Masaïs à développer des activités touristiques, comme des randonnées en VTT, des treks à la rencontre des animaux sauvages ou des balades à dos d’âne. Les touristes avides de culture locale peuvent quant à eux séjourner dans des huttes masaïs, prendre part à des activités traditionnelles ou se familiariser avec les plantes médicinales.

Cette offre touristique est promue via différents moyens de communication : un site Web pratique, des brochures et un guide touristique de  la région.
Les gestionnaires de l’AGF sont formés pour identifier les attentes, répondre aux besoins des voyageurs et tenir compte de leurs feedbacks.

L’AGF Enduimet: Un autre tourisme

La région présente de multiples atouts :

  • un droit d’entrée inférieur à celui des autres parcs nationaux ;
  • pas de safaris standardisés où tout est réglé de A à Z, mais la possibilité pour les voyageurs indépendants de découvrir la nature sauvage en dehors des sentiers battus ;
  • des rencontres exceptionnelles avec les éléphants ;
  • des expériences culturelles uniques avec la communauté masaï ;
  • des vues et des couchers de soleil incomparables grâce à la localisation unique entre le Kilimandjaro et le Mont Meru.

Une implication des Masaïs

Alle 17.000 inwoners van de negen dorpen uit de WMA zullen rechtstreeks of onrechtstreeks genieten van de toegenomen inkomsten uit het toerisme. 300 tot 500 inwoners worden rechtstreeks betrokken bij het toerisme: 60 % zijn Masaivrouwen die toeristische producten en eten verkopen, de kampen van water te voorzien of ezels ter beschikking te stellen voor wandelingen. De mannen zullen worden ingezet als veiligheidsagent en lokale gids.

In drie jaar tijd (juni 2014 - maart 2017) steeg het inkomen in de WMA aanzienlijk! 10% van de inkomsten van de WMA gaat naar een onderwijsfonds dat dient voor de opleiding van jonge Masaimeisjes. En uiteraard varen ook de rijke fauna en flora er wel bij. Met de inkomsten uit toerisme konden al 12 nieuwe rangers worden aangesteld.

www.honeyguide.org